L’émergence du m-commerce : Eldorado ou mirage ?
L’émergence du m-commerce : Eldorado ou mirage ?
Encore modeste, le commerce sur mobile, appelé m-commerce, se développe. Mais que peut-on en attendre ? Est-il important d’investir aujourd’hui pour être en pôle position demain ?
Même si aujourd’hui, les grandes marques qui se sont lancées sur ce marché réalisent seulement qu’une petite part de leurs chiffres (entre 1 et 10 %). Ces derniers notent une évolution de la consommation de leurs services liée au mobile. Le développement des mobiles, de la couverture réseau et des forfaits téléphoniques assurent aujourd’hui, un avenir prometteur au secteur du m-commerce. En 2009, la France comptait plus de 34 millions d’internautes avec près de 12 millions qui surfaient sur le Net via leur téléphone portable. 41 % des consommateurs Français auraient utilisé leur téléphone mobile pour faire des achats d’autant que l’Hexagone compte plus de 42 millions de terminaux en circulation. Pour finir, 16 % des Français possèdent un Smartphone et 73 % d’entre eux l’utilisent pour accéder à l’Internet mobile. (Source Médiamétrie 2009)
Quels sont les avantages du m-commerce ? Quelle stratégie faut-il adopter ?
Le premier avantage que les experts ont remarqué est une fidélisation plus rapide des clients. En effet, les internautes sont devenus des grands zappeurs. Une application mobile à l’avantage d’être « installée » sur le mobile. Le client retourne régulièrement sur son application. On estime que l’usage d’une application est plus fréquent. De plus, il est beaucoup plus difficile pour le mobinaute de quitter une application mobile que de changer de site sur un navigateur internet classique.
Une application mobile pousse les mobinautes à acheter des produits ou des services dans n’importe quel lieu, à n’importe quel moment sans nécessairement être devant un écran d’ordinateur. Le m-commerce a donc une force sur les mobinautes pour les achats de dernières minutes (voyage, billetterie…) ou les achats impulsifs…
Malgré tous ces avantages, on a pu constater une baisse du taux de transformation dans le processus d’achat sur les applications mobiles, par rapport aux sites Internet. Ce nouveau marché demande aux m-commerçants de regagner la confiance des mobinautes via ce canal comme ce que l’on a connu aux débuts du e-commerce. Les mobinautes ont –ils encore du mal à donner leurs codes de carte bancaire sur leurs mobiles ? Le paiement sur mobile reste le principal frein à l’achat.
Après cette constatation, certains acteurs ont adapté leurs concepts. On peut voir depuis peu l’appariation d’un phénomène : la validation de l’achat via le call-center du marchand (centre téléphonique), un service pertinent en situation de mobilité que propose rueducommerce.com.
Les applications apportent aussi de la valeur ajoutée au service proposé : par exemple, l’application carrefour permet d’enregistrer sa liste de courses ou encore la recherche d’un hôtel, via la géolocalisation…
Mais alors, que faut-il choisir entre application mobile et site mobile ?
Ces deux formats ont chacun des avantages comme des inconvénients. Tout d’abord, une application mobile pour i phone requiert une validation d’Apple pour figurer sur l’Apple store alors que pour la création d’un site mobile, il n’en faut pas ! En théorie, l’étape de soumission d’une application à l’Apple Store relève généralement de la formalité.
L’avantage d’un site mobile réside dans sa disposition immédiate au grand public, son indexation par les moteurs de recherche et son universalité entre iPhone, BlackBerry, Androïd et autres Smartphones… Un site Internet mobile permet de toucher tout utilisateur de téléphone disposant d’un forfait data. Mais la création d’un site mobile reste différente ce celle d’un site web classique. Les attentes des internautes vis-à-vis d’un site classique et d’un site mobile n’étant souvent pas les mêmes.
En ce qui concerne l’application mobile, de nombreux usagers de Smartphones ont prix l’habitude de rechercher des services directement sur les places de marché de leurs téléphones (ex. : Apple Store) que sur un moteur de recherche web classique. De plus, les applications ne demandent pas de prévoir des coûts d’hébergement et peuvent offrir un mode déconnecté.
Avec 2,5 millions d’iPhone en France, le téléphone d’Apple représente à lui seul les deux tiers du trafic Internet mobile hexagonal. Or l’essentiel du trafic Internet de l’iPhone est généré par l’usage d’applications.
Source : blog.webetsolutions.com
